21 termes informatiques que tout chef d'entreprise devrait comprendre pour reprendre la main
En ce moment, vous entendez parler d’informatique avec des mots que vous ne connaissez peut-être pas. Votre assureur veut savoir si vous avez activé le “MFA”. Un confrère vous dit s’être fait piéger par un “ransomware”. Votre prestataire a glissé un “RTO” dans son devis…
Pas besoin de parler informatique couramment pour diriger une entreprise. Mais comprendre ces mots-là, ça change pas mal de choses.
Voici donc les 21 termes que vous croiserez le plus souvent et qui vont vous permettre de reprendre la main sur votre informatique.
Confier son informatique : les mots des services managés
Infogérance
Managed Service Provider (MSP) — services managés
L’infogérance consiste à confier tout ou partie de la gestion de son informatique à un prestataire externe spécialisé.
Plutôt que de recruter un informaticien en interne, l’entreprise délègue à une équipe qui prend en charge la supervision du parc, la maintenance, les mises à jour, la sécurité, le support aux utilisateurs, la sauvegarde… On parle aussi de services managés, ou MSP (Managed Service Provider). Le modèle repose le plus souvent sur un forfait mensuel, ce qui rend le budget informatique prévisible. À la différence d’un dépannage ponctuel facturé à l’heure, l’infogérance est un suivi continu : le prestataire surveille et entretient le système en permanence, pour prévenir les pannes plutôt que de les réparer une fois survenues.
À retenir : l’infogérance, c’est déléguer la gestion de son informatique à un prestataire, en continu et pour un budget fixe, au lieu d’appeler au coup par coup un réparateur quand y a un souci.
Supervision et RMM
Remote Monitoring and Management — surveillance à distance
La supervision consiste à surveiller à distance et en permanence l’état des ordinateurs, serveurs et équipements réseau d’une entreprise.
Les outils qui l’assurent sont appelés RMM (Remote Monitoring and Management). Ils remontent en temps réel de nombreuses informations : espace disque disponible, mémoire, mises à jour manquantes, matériel qui montre des signes de faiblesse, alertes de sécurité… Dès qu’un seuil est franchi ou qu’une anomalie apparaît, le prestataire est alerté et peut intervenir à distance, souvent avant que l’utilisateur ne remarque quoi que ce soit.
Le RMM permet aussi d’automatiser des opérations répétitives, comme déployer une mise à jour sur l’ensemble des postes en une seule fois. C’est l’outil central d’un prestataire pour gérer un parc informatique à distance.
Principales solutions du marché : NinjaOne, Atera, Datto RMM, N-able.
À retenir : la supervision permet de repérer et de corriger les problèmes à distance, souvent avant même que vous ne les remarquiez.
Helpdesk
Support ou centre d’assistance
Le helpdesk est le service qui reçoit et traite les demandes d’assistance des utilisateurs : une panne, une question, un problème de mot de passe, un accès à créer… Chaque demande est enregistrée sous forme de ticket, avec un numéro et un suivi écrit, de sa réception jusqu’à sa résolution.
Ce fonctionnement garantit qu’aucune demande ne se perd, que les urgences sont traitées en priorité et qu’il reste une trace de ce qui a été fait. Le helpdesk est généralement joignable par téléphone, par email ou via un portail en ligne. Dans un contrat d’infogérance, il constitue le point de contact unique des utilisateurs pour tout problème informatique.
Principales solutions du marché : Zendesk, GLPI, Jira Service Management, ServiceNow.
À retenir : le helpdesk centralise toutes vos demandes informatiques sous forme de tickets suivis, pour que rien ne reste sans réponse.
SLA
Service Level Agreement — engagement de niveau de service
Un SLA (Service Level Agreement) est la partie d’un contrat qui fixe noir sur blanc la qualité de service que le prestataire s’engage à tenir.
Il précise en particulier 2 délais :
- La GTI (Garantie de Temps d’Intervention) est le délai maximum entre le signalement d’un problème et le moment où le prestataire commence à le traiter.
- La GTR (Garantie de Temps de Rétablissement) est le délai maximum pour rétablir le service.
Un bon SLA distingue aussi les niveaux d’urgence : un serveur à l’arrêt et une question mineure ne relèvent pas des mêmes délais. C’est le document qui transforme une promesse orale / commerciale, comme “on est réactifs”, en engagement contractuel mesurable.
À retenir : le SLA met par écrit les délais que votre prestataire s’engage à respecter (GTI pour intervenir, GTR pour rétablir). C’est ce qui rend sa réactivité vérifiable.
Patch management
Gestion des correctifs
Le patch management, ou gestion des correctifs, désigne le processus qui consiste à installer sans tarder les mises à jour de sécurité (les correctifs, ou patches) publiées par les éditeurs de logiciels.
Ces éditeurs corrigent régulièrement des failles dans leurs produits, et tant qu’un correctif n’est pas appliqué, la faille reste exploitable. Une gestion rigoureuse revient à recenser tous les logiciels du parc, à suivre les correctifs disponibles et à les déployer de façon organisée, en vérifiant qu’ils n’introduisent pas de dysfonctionnement. C’est l’une des mesures de sécurité les plus simples et les plus efficaces, car une grande partie des attaques exploitent des failles pour lesquelles un correctif existait déjà.
Principales solutions du marché : Microsoft Intune, Automox, Action1, ainsi que la plupart des outils RMM.
À retenir : appliquer vite les correctifs ferme les failles connues avant qu’elles ne soient exploitées. Une des protections les plus efficaces et malheureusement les plus négligées.
Se protéger : les mots de la cybersécurité
Firewall
Pare-feu
Un firewall est un équipement (matériel ou logiciel) placé entre le réseau de l’entreprise et internet qui permet de contrôler toutes les connexions qui entrent et qui sortent, en appliquant des règles définies à l’avance : telle connexion est autorisée, telle autre est bloquée.
Il filtre le trafic entrant pour empêcher les accès non autorisés venus de l’extérieur et le trafic sortant pour maîtriser ce que les postes envoient vers internet.
C’est le premier niveau de protection d’un réseau : il réduit le nombre de points d’entrée exploitables et arrête une partie des tentatives d’intrusion avant qu’elles n’atteignent les postes de travail. Sur un réseau d’entreprise, un même firewall protège l’ensemble des équipements et permet de cloisonner le réseau, par exemple pour isoler le Wi-Fi des visiteurs de celui des collaborateurs. Les modèles récents (dits next-gen) ajoutent des fonctions d’analyse plus fine, comme le filtrage des sites web ou la détection d’applications suspectes.
Principales solutions du marché : Fortinet (FortiGate), Stormshield (éditeur français), Sophos, WatchGuard, Cisco, Palo Alto Networks. Pour les petites structures, des solutions open source comme pfSense ou OPNsense existent également.
À retenir : le firewall filtre toutes les connexions entre votre réseau et internet. C’est le premier niveau de sécurité de votre système d’information.
Antivirus
Logiciel de protection contre les virus et autres programmes malveillants
Un antivirus est un logiciel installé sur chaque poste ou serveur, chargé de détecter, bloquer et supprimer les programmes malveillants (virus, vers, chevaux de Troie, logiciels espions).
Son fonctionnement historique repose sur des “signatures” : une base de menaces déjà identifiées, mise à jour en continu par l’éditeur. Quand un fichier correspond à une signature connue, il est bloqué.
Sa limite tient à ce principe même : un antivirus reconnaît surtout ce qui figure déjà dans sa base, et peut passer à côté d’une menace nouvelle ou ciblée. D’où l’apparition de protections plus avancées, comme l’EDR. En entreprise, l’antivirus reste une protection de base nécessaire, mais rarement suffisante à elle seule.
Principales solutions du marché : Microsoft Defender (intégré à Windows), Bitdefender, ESET, Trend Micro, Malwarebytes.
À retenir : l’antivirus bloque les menaces déjà connues. Indispensable comme socle, mais insuffisant seul face aux attaques récentes.
EDR
Endpoint Detection and Response — détection et réponse sur les postes
Un EDR est une solution de sécurité installée sur les postes et serveurs, qui va plus loin qu’un antivirus classique. Au lieu de se limiter aux menaces déjà répertoriées, il surveille en continu l’activité de chaque machine (programmes lancés, connexions réseau, modifications de fichiers) pour repérer des comportements anormaux, y compris d’une menace inconnue.
Face à une activité suspecte, il peut réagir automatiquement : isoler la machine du réseau, stopper un processus malveillant, alerter les équipes…
Il conserve aussi un historique détaillé des événements, ce qui permet de comprendre l’origine d’une attaque et son étendue. L’EDR est généralement supervisé par une équipe, interne ou prestataire, qui analyse les alertes et intervient. C’est aujourd’hui le niveau de protection attendu en entreprise, au-delà du simple antivirus.
Principales solutions du marché : CrowdStrike (Falcon), SentinelOne, Microsoft Defender for Endpoint, Bitdefender (GravityZone), Sophos (Intercept X).
À retenir : l’EDR détecte les comportements suspects en temps réel et réagit seul, même face à une attaque jamais vue. C’est le niveau de protection désormais attendu en entreprise.
XDR
Extended Detection and Response — détection et réponse étendues
Le XDR est le prolongement de l’EDR à l’échelle de tout le système d’information. Là où l’EDR se concentre sur les postes et serveurs, le XDR rassemble et met en relation les signaux venus de plusieurs sources : postes, messagerie, serveurs, réseau, services cloud, identités des utilisateurs. L’objectif est de détecter des attaques qui passeraient inaperçues si chaque brique était analysée isolément, en reliant des événements qui semblent sans rapport.
Cette vision d’ensemble accélère la détection et la réponse sur des attaques complexes qui touchent plusieurs points en même temps. Le XDR s’adresse surtout aux organisations déjà bien outillées, le plus souvent avec l’appui d’une équipe de supervision.
Principales solutions du marché : Microsoft Defender XDR, CrowdStrike (Falcon), SentinelOne (Singularity), Palo Alto Networks (Cortex XDR), Trend Micro (Vision One).
À retenir : le XDR étend la détection de l’EDR à tout le système d’information (postes, messagerie, réseau, cloud) pour repérer les attaques qui jouent sur plusieurs fronts.
Phishing
Hameçonnage
Le phishing, ou hameçonnage, est une technique de fraude qui consiste à envoyer un message (email, SMS) imitant un tiers de confiance (banque, fournisseur, administration, collègue) pour pousser la victime à agir : communiquer un mot de passe, cliquer sur un lien piégé, ouvrir une pièce jointe malveillante ou effectuer un virement.
C’est le point de départ le plus fréquent des cyberattaques en entreprise, parce qu’il vise l’utilisateur plutôt que la technique.
Les messages sont de plus en plus soignés et personnalisés, ce qui les rend difficiles à distinguer d’un message légitime. La protection combine des outils, comme le filtrage des emails et l’analyse des liens, et la sensibilisation des collaborateurs, souvent déterminante.
Principales solutions du marché : Microsoft Defender for Office 365, Proofpoint, Mailinblack.
À retenir : le phishing vise l’utilisateur, pas la machine. C’est la fraude la plus courante en entreprise, et former les équipes à la reconnaître reste la mesure la plus efficace.
Ransomware
Rançongiciel
Un ransomware, ou rançongiciel, est un logiciel malveillant qui chiffre les fichiers d’une entreprise, autrement dit les rend illisibles, puis réclame le paiement d’une rançon en échange de la clé de déchiffrement.
Il se propage souvent après un phishing réussi ou l’exploitation d’une faille non corrigée. Une fois les fichiers chiffrés, l’activité peut être entièrement bloquée.
Payer la rançon est déconseillé : rien ne garantit la récupération des données, et cela entretient l’activité des attaquants. La protection ne repose pas sur un outil unique mais sur une combinaison de mesures : des sauvegardes isolées et testées pour restaurer les données sans payer, une détection avancée comme l’EDR pour arrêter l’attaque tôt, la mise à jour des logiciels et la vigilance face au phishing. Ces mesures forment le socle de votre cybersécurité.
À retenir : le ransomware bloque vos fichiers contre une rançon. La meilleure parade n’est pas de payer, mais de disposer de sauvegardes isolées et d’une détection qui l’arrête tôt.
MFA
Multi-Factor Authentication — double authentification
La MFA (Multi-Factor Authentication), ou authentification multifacteur, consiste à exiger au moins deux preuves d’identité différentes pour accéder à un compte, en plus du seul mot de passe.
La deuxième preuve est le plus souvent un code temporaire envoyé sur le téléphone ou généré par une application dédiée, parfois une empreinte ou une clé physique.
L’intérêt est simple : même si un mot de passe est volé ou deviné, il ne suffit plus à ouvrir le compte. La MFA bloque ainsi la grande majorité des accès frauduleux liés aux mots de passe compromis. Elle est aujourd’hui exigée par la plupart des assureurs cyber et figure parmi les toutes premières mesures à activer. On parle de 2FA (Two-Factor Authentication) lorsqu’il y a exactement deux facteurs.
Principales solutions du marché : Microsoft Authenticator, Cisco Duo, Yubico.
À retenir : la MFA ajoute une seconde preuve d’identité au mot de passe. Simple, souvent exigée par les assureurs, et très efficace contre le vol de mot de passe.
Gestionnaire de mots de passe
Password manager
Un gestionnaire de mots de passe est un logiciel qui conserve tous vos mots de passe dans une base chiffrée, protégée par un unique mot de passe maître.
Vous n’avez plus qu’un seul mot de passe à retenir : le gestionnaire remplit les autres automatiquement et peut en générer de nouveaux, longs et uniques pour chaque service.
C’est important car la principale faiblesse des mots de passe vient de l’usage : on en choisit des simples et on les réutilise partout, si bien qu’une seule fuite compromet plusieurs comptes. En entreprise, il permet aussi de partager des accès sans se transmettre les mots de passe en clair (par email ou sur un post-it) et de les retirer quand un collaborateur part. Associé à la MFA, il forme le socle de la sécurité des accès.
Principales solutions du marché : Bitwarden, 1Password, Dashlane, KeePass Keeper.
À retenir : un gestionnaire de mots de passe permet d’utiliser un mot de passe unique et robuste par service sans avoir à les retenir. Avec la MFA, c’est la base de la sécurité des accès.
VPN
Virtual Private Network — réseau privé virtuel
Un VPN (Virtual Private Network), ou réseau privé virtuel, établit une liaison chiffrée entre un appareil et le réseau de l’entreprise à travers internet.
Concrètement, il permet à un collaborateur en télétravail ou en déplacement d’accéder aux ressources internes, fichiers et applications, comme s’il était physiquement au bureau. Les données qui transitent sont chiffrées, donc illisibles si elles venaient à être interceptées, par exemple sur un Wi-Fi public. Le VPN sert aussi à relier entre eux plusieurs sites d’une même entreprise. Un point important : le VPN sécurise la liaison, mais ne protège pas à lui seul l’appareil qui s’y connecte, un poste compromis reste un risque.
Principales solutions du marché : la plupart des firewalls intègrent un VPN (Fortinet, Stormshield). Côté solutions dédiées : NordLayer, OpenVPN, Twingate.
À retenir : le VPN chiffre la connexion pour accéder au réseau de l’entreprise à distance en toute sécurité. Utile pour le télétravail, mais il ne remplace pas la protection des postes.
Ne rien perdre : les mots de la sauvegarde
Sauvegarde
Backup — à ne pas confondre avec la synchronisation
La sauvegarde consiste à conserver des copies de ses données, à part et à intervalles réguliers, afin de pouvoir les restaurer en cas de perte : panne, suppression, vol, incendie ou attaque.
Un point essentiel la distingue de la synchronisation (OneDrive, Google Drive). La synchronisation maintient une copie identique et à jour en temps réel, si bien que si un fichier est supprimé ou chiffré par un ransomware, la copie l’est immédiatement elle aussi.
La sauvegarde, au contraire, conserve des versions datées et isolées, ce qui permet de revenir à l’état d’hier ou de la semaine dernière. Une sauvegarde n’a de valeur que si elle est testée, car on ne vérifie vraiment son fonctionnement qu’au moment d’une restauration réussie. C’est le socle d’une vraie stratégie de sauvegarde.
Principales solutions du marché : Veeam, Acronis, Datto, Barracuda.
À retenir : sauvegarder n’est pas synchroniser. Seule une sauvegarde isolée, datée et testée vous permet de tout récupérer après un incident.
La règle 3-2-1
Le standard d’une sauvegarde fiable
La règle 3-2-1 est le repère de référence pour une sauvegarde fiable. Elle tient en trois chiffres : conserver au moins 3 copies de ses données, sur 2 types de supports différents (par exemple un serveur local et un stockage en ligne), dont 1 copie conservée hors site, à distance des locaux.
L’objectif est d’éliminer les points de défaillance uniques : si une copie est perdue, corrompue ou touchée par un sinistre, il en reste toujours au moins une autre, intacte et hors d’atteinte.
À retenir : 3 copies, 2 supports, 1 hors site : la règle simple qui garantit qu’il reste toujours une sauvegarde récupérable, quoi qu’il arrive.
PRA / PCA
Plan de Reprise d’Activité / Plan de Continuité d’Activité
Le PRA (Plan de Reprise d’Activité) et le PCA (Plan de Continuité d’Activité) sont deux plans qui organisent la réaction de l’entreprise face à un sinistre informatique majeur : panne grave, incendie, cyberattaque.
- Le PRA décrit comment redémarrer le système d’information après un arrêt, dans quel ordre, à partir de quelles sauvegardes et en combien de temps.
- Le PCA va plus loin : il vise à maintenir l’activité pendant l’incident, sans interruption perceptible, grâce à des systèmes de secours qui prennent le relais.
La différence tient au niveau d’exigence, le PRA accepte une interruption suivie d’une reprise, le PCA cherche à l’éviter. Dans les deux cas, un plan n’a de valeur que s’il est écrit, tenu à jour et testé régulièrement.
À retenir : le PRA organise le redémarrage après un sinistre, le PCA vise à ne jamais s’arrêter. Un plan testé, pas seulement espéré.
RPO / RTO
Recovery Point Objective / Recovery Time Objective
Le RPO et le RTO sont les deux indicateurs qui dimensionnent une stratégie de sauvegarde et de reprise.
- Le RPO (Recovery Point Objective) répond à la question : quelle quantité de données peut-on se permettre de perdre ? Il correspond à l’intervalle entre deux sauvegardes. Avec une sauvegarde toutes les heures, on risque de perdre au maximum une heure de travail.
- Le RTO (Recovery Time Objective) répond à une autre question : en combien de temps l’activité doit-elle être rétablie après un incident ?
Ces deux objectifs, définis selon l’importance des données et de l’activité, déterminent le niveau des solutions à mettre en place, et leur coût.
À retenir : le RPO fixe combien de données vous acceptez de perdre, le RTO en combien de temps vous devez repartir. Ces deux chiffres décident de votre stratégie de sauvegarde.
Rester en règle : les mots de la réglementation
RGPD
Règlement Général sur la Protection des Données
Le RGPD est le règlement européen qui encadre la collecte et l’utilisation des données personnelles : celles de vos clients, de vos salariés, de vos prospects. Il s’applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, dès lors qu’elles traitent des données personnelles, ce qui est le cas de la quasi-totalité d’entre elles.
Concrètement, il impose de savoir quelles données vous détenez, pourquoi, où elles sont stockées et qui y a accès, de les protéger correctement et de pouvoir répondre aux demandes des personnes concernées (accès, suppression…).
Une partie relève de l’organisation et du juridique (registre des traitements, mentions d’information, parfois un délégué à la protection des données), une autre de la technique (chiffrement, gestion des accès, sauvegarde, journalisation). En vigueur depuis 2018, il reste la base de toute conformité, et les manquements peuvent être sanctionnés par la CNIL.
À retenir : le RGPD encadre l’usage des données personnelles et concerne toutes les entreprises. Une partie est juridique, l’autre technique : c’est cette seconde partie qu’un prestataire informatique prend en charge.
NIS2
Directive européenne sur la sécurité des réseaux et systèmes d’information
NIS2 est une directive européenne qui renforce les obligations de cybersécurité et élargit fortement le nombre d’entreprises concernées : d’environ 300 (NIS1) à près de 15 000 (NIS2) en France.
Elle vise des secteurs jugés essentiels ou importants (énergie, santé, transport, agroalimentaire, industrie, numérique…) au-dessus d’une certaine taille. En dessous de 50 salariés, une entreprise n’est en général pas concernée directement. Mais les grandes entreprises soumises à NIS2 doivent garantir la sécurité de leurs sous-traitants. Même sans être visée, une PME de 10 personnes peut donc se voir demander des preuves de sécurité par ses clients.
Dans les grandes lignes, NIS2 demande des mesures proportionnées à la taille de l’entreprise (rien d’insurmontable pour une PME), et la plupart figurent déjà dans ce lexique :
- une analyse des risques et une politique de sécurité écrite
- la maîtrise des accès (mots de passe robustes, MFA)
- des sauvegardes testées et un plan de reprise (PRA/PCA)
- la gestion des mises à jour et des failles (patch management)
- la détection et la réponse aux incidents, avec l’obligation de signaler les plus graves aux autorités sous 24 à 72 heures
- la sécurité de la chaîne de sous-traitance et la sensibilisation des équipes
En France, la transposition (la “loi Résilience”) se finalise en 2026. Le bon réflexe n’est pas de paniquer, mais de savoir où vous en êtes.
À retenir : NIS2 étend les règles de cybersécurité à des milliers d’entreprises. En dessous de 50 salariés vous êtes rarement visé directement, mais vos donneurs d’ordre concernés vous demanderont des garanties.
DORA
Digital Operational Resilience Act — résilience opérationnelle numérique
DORA est un règlement européen qui impose des règles strictes de résilience informatique au secteur financier (banques, assurances, sociétés de gestion) et à ses prestataires informatiques.
En vigueur depuis janvier 2025, il ne concerne donc pas les PME généralistes : si vous n’êtes ni un acteur financier, ni un fournisseur informatique de la finance, DORA ne s’applique pas à vous. Le mot circule beaucoup, autant savoir ce qu’il recouvre.
À retenir : DORA encadre la résilience informatique du secteur financier et de ses prestataires. Hors de ce périmètre, vous n’êtes pas concerné.
Sur tous ces textes, la logique est la même : une partie juridique et organisationnelle, qui reste entre vos mains et celles de votre conseil, et une partie technique (chiffrement, gestion des accès, sauvegarde, traçabilité) qu’un prestataire informatique prend en charge pour vous. Le premier pas, dans tous les cas, c’est de savoir où vous en êtes.
Comprendre, c’est déjà reprendre la main
Vous n’avez pas besoin de retenir ces 21 mots par cœur. Mais les avoir croisés une fois, c’est déjà cesser de subir les conversations où l’on décide à votre place.
Traduire ce vocabulaire en une informatique qui tourne, sans que vous ayez à y penser, c’est notre métier. Un seul interlocuteur, à Nancy, pour tout ça. On en fait le tour ensemble ? Le diagnostic est offert, il dure une heure et il n’engage à rien. Vous repartez avec une vision claire de ce qui va, de ce qui manque et de ce que ça coûte.
Questions fréquentes
Une autre question ? On répond en moins de 4 h en heures ouvrées.